L’Unification — comment on recoud un continent

Fiche technique

DateIl y a 300 ans
ArtisansLes Thraxen
AvantRoyaumes, duchés et comtés rivaux, sans souverain commun
AprèsUn Empire, un Empereur, 14 pairies, un Domaine
MéthodeConquête, soumissions négociées, démembrements

Trois cents ans, et l’Empire se raconte comme s’il avait toujours existé. C’est la première chose à savoir sur l’Unification : ce qui compte le plus, ce n’est pas ce qui s’est passé, c’est le soin qu’on a mis à ne plus en parler.

Avant, une carte encombrée. Des royaumes, des duchés, des comtés qui se disputaient les mêmes vallées depuis des générations, avec des guerres saisonnières comme d’autres ont des récoltes. Puis les Thraxen — venus d’on ne sait où, la question reste ouverte — ont commencé à mettre la main dessus, morceau par morceau.

Trois façons d’entrer dans l’Empire

Regardez le nom des pairies : le découpage raconte encore qui a plié comment.

Se soumettre tôt. Salinghe, Thatchie, Marlonde ont reconnu les Thraxen avant d’y être forcées. Elles ont gardé leurs frontières, leur nom, leur maison. C’est le meilleur marché qu’on pouvait faire, et elles ne laissent personne l’oublier.

Se battre et perdre. Les pays qui ont résisté ont été démembrés. Leurs terres, redistribuées à des fidèles ; leurs noms, rayés. Aptoney, Renglesin, Frampton, Stanstonzan sont nés de ces morceaux-là. Ils portent le nom de leur ville-siège parce qu’ils n’ont pas d’autre nom à porter.

Ne pas être conquérable. L’Église n’a pas de frontières à défendre ni d’armée à battre. Elle a gardé sa carte presque intacte — cinq de ses sept pairies portent encore un nom d’avant. Les Thraxen ont conquis un continent et négocié avec un clergé. Devinez lequel des deux leur a coûté le plus cher.

Liens