Évêché d’Arbrigue — le cœur qui compte les greniers

Fiche technique

RangÉvêché
PairEcclésiastique
SiègeReabingdon
Villes principalesReabingdon, Arbridge, Gaeford, Peningt, Mertoney
NomAncien pays, antérieur à l’unification
SituationCentre du lobe septentrional, à un jour de cheval du Domaine
Évêque actuelFeldrin — chef de la faction de paix
FactionPaix — l’un des deux seuls pairs à s’opposer à la guerre
RangLa plus riche pairie de l’Empire

Le centre exact de l’Empire, là où les fleuves se rejoignent et où les routes se croisent parce qu’elles n’ont nulle part ailleurs où aller. Cinq villes, des terres grasses, et une abbaye qui possède plus de granges que certains comtes n’ont de villages.

C’est la pairie la plus riche de l’Empire, et la plus proche de Watford — deux qualités qui, mises ensemble, font d’un évêque d’Arbrigue soit le meilleur ami de l’Empereur, soit son problème le plus urgent. L’histoire retiendra qu’il y a eu des deux.

Feldrin, et pourquoi le plus riche veut la paix

L’évêque Feldrin mène la faction de paix à la cour. Ils sont deux pairs sur quatorze à la porter, et il est le seul des deux à le dire tout haut.

Sa raison n’a rien de spirituel, et il ne prétend pas le contraire. Arbrigue est la pairie la plus riche de l’Empire ; c’est donc Arbrigue qui paie. Quarante-sept ans que les greniers du centre partent vers la côte est, quarante-sept ans qu’on lève sur ses villages, et pas un pouce de Wathelyn repris en échange. Un évêque qui finance une guerre perdue depuis un demi-siècle finit par faire ses comptes à voix haute.

La cour trouve ça mesquin. La cour ne paie pas.

Il y a autre chose, et c’est plus intéressant : Feldrin prend le temps de parler sérieusement à Elrick, seize ans, que tout le palais traite en meuble. De la considération sincère pour un garçon négligé par son père ? Ou un investissement dont l’échéance tombe le jour où l’Empereur mourra ? Les deux, probablement. Les meilleurs calculs sont ceux qu’on fait sans mentir.

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